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Histoire & Conservatoire de la vigne

Samedi  2 juillet 2022, tout juste quelques jours après  la plantation des premiers pieds de Chauché gris, Sébastien Julliard a gentiment accepté de venir nous parler de son métier, sa passion, et sa présentation fut agrémentée d'une dégustation de Pineau.

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Chauché gris

Petit plant deviendra grand. C'est ce que nous souhaitons à ces pieds juste plantés.

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Pineau expérimental

La dégustation a été fort appréciée ! Il en reste pour les retardataires ...

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Echanges et bonne humeur

Public aixois et visiteurs de passage ont pu poser leurs questions à Sébastien...

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Soleil et décor "Fleury"

... ou simplement échanger leurs impressions sur le savoureux Pineau !

L’Histoire de la Vigne

 

A l’époque romaine, il y avait probablement « cohabitation » entre les premiers cépages et des lambrusques (vignes « originelles » parents des cépages cultivés). Les pépins retrouvés sur des zones gallo romaines ont permis d’identifier la présence de lambrusques.

A l’époque médiévale a commencé la production de vins de bouche (Chauché gris, Chauché noir et Chemère).

L’essor de la distillation survient au 18è, ainsi que la naissance du Pineau des Charentes.

A l’hiver 1709, une partie du vignoble est détruite par le froid. Suite à cette gelée, le vignoble va être reconstitué avec des cépages plus adaptés à l’élaboration d’eau de vie (Colombard et Folle blanche notamment)

Puis le phylloxéra fait son apparition au 19è siècle suite à l’importation de plants américains dans le but de lutter contre l’Oïdium. En 1869, Léo Laliman propose de greffer les cépages européens sur des vignes américaines qui feront office de porte greffe (la vigne américaine a une résistance naturelle au phylloxéra ).

L’arrivée de vigne américaine sera accompagnée de la venue de champignons originaires d’outre atlantique : le mildiou ou le black-rot. Cependant, le greffage reste la méthode la plus fiable et la plus écologique pour lutter contre le phylloxéra, car depuis près de 150 ans, le vignoble perdure, alors que le phylloxéra est présent dans une grande majorité des sols viticoles.

Fin du 19è, début du 20è siècle on assiste à une double reconstitution du vignoble ; d’une part par hybrides producteurs directs et d’autre part par le développement de l’Ugni blanc greffé sur des porte-greffes américains.

 

Le Conservatoire de la Vigne

 

Créé en 1898, à cette époque les musées ne sont axés que sur le Cognac. Or, le vaste patrimoine viticole méritait que l’on se penche également sur les cépages dont il est issu.

Actuellement plusieurs activités et actions sont y menées.

  • Musée et prospection : Le Conservatoire possède une collection ampélographique de 200 cépages et porte-greffes. Hors des cépages classiques connus, 72 cépages ont pu être identifiés et répertoriés. Beaucoup sont d’origine méridionale. Une prospection a été effectuée sur l’île d’Aix en 2006. On trouve notamment du Colombard à Baby plage, du Teinturier du Cher ou de la Folle Blanche au bout de l’île. (voir)

  • Expérimentation :

    • Par micro- et mini-vinification (Chauché gris, Monbadon).

    • Le programme Martell vise la création variétale par croisements pour développer la résistance au Mildiou et à l’Oïdium.

    • Mise au point d’un centre de traitement à l’eau chaude pour lutter contre la flavescence dorée

  • Formation

  • Pépinière : Elle permet de fournir des greffons à la filière viticole